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Yoann Richomme et Martin Le Pape ont terminé la longue course du Trophée BPGO à la 7e position ce jeudi matin à 5h03. Après 4 jours et 14 heures de bataille acharnée, où le duo n’aura jamais quitté le groupe des 10 premiers bateaux, le skipper du Figaro Paprec regrette toujours un léger déficit de vitesse par rapport à la (redoutable) concurrence. Mais le rythme, la variété des conditions et l’engagement de tout instant ont fait de cette dernière course d’avant-saison le meilleur des tests avant la Solitaire du Figaro Paprec.

Les visages sont marqués, mais les sourires étaient de sortie à bord du Figaro Paprec, ce jeudi au cœur de la nuit concarnoise. Septièmes d’une course d’une rare intensité, et au parcours plus que complet, Yoann Richomme et Martin Le Pape ont tenu la cadence sans ne jamais rien lâcher. Malgré la tension, entre les cailloux le long de la côte de granit rose, jusqu’aux îles Chausey, ou pendant le long bord de reaching entre les Glénan et le waypoint Banque Populaire Grand Ouest, secoués, trempés et constamment poussés dans leurs retranchements. Malgré la douleur aussi, lorsque mardi, une violente déferlante venait projeter le skipper contre la barre de son bateau, rendant douloureux et difficiles tout geste et tout déplacement jusqu’à l’arrivée. 

À l’issue d’un final à la même intensité que toute la course, le binôme Richomme-Le Pape termine à 20 minutes du Top 5 qu’il s’était fixé comme objectif d’atteindre. Si une certaine frustration était palpable sur les pontons, signe de leur envie de toujours vouloir mieux faire, les deux marins retiendront avant tout une navigation formatrice et révélatrice de leur forme actuelle, ainsi que les magnifiques images de leur tour des îles du Ponant. « Une des plus belles navigations que j’ai jamais faites » confiait Yoann. De quoi illuminer un peu de repos bien mérité, en attendant l’heure du bilan !