Le contraste devrait être total pour la flotte. Après un départ musclé dans du vent fort et une mer formée à Perros-Guirec, la semaine dernière, les 35 solitaires s’apprêtent désormais à se confronter à un autre ennemi : eux-mêmes. En quittant la Galice ce dimanche, Martin s’attaque à une deuxième étape où longue houle résiduelle et absence de vent rythmeront 4 jours de course sous haute tension. « Le vent ne s’annonce pas très fort, ça va être un jeu de patience pour essayer de faire avancer le bateau le plus vite possible vers Pornichet » décrypte-t-il.
Si la traversée du golfe de Gascogne le long de la péninsule ibérique s’annonce donc longue et laborieuse, la formation d'orages au large de la Corogne devrait venir encore compliquer la tâche des marins, en entravant dès la première nuit leur remontée vers la Corogne.
En tant que consultant à terre, Yoann Richomme souligne la complexité de ce tracé : « Les conditions sur le départ sont vraiment dures à estimer. Les marins vont être aux prises avec une situation très difficile à analyser sur l'eau une fois qu'ils n'auront plus de fichiers. C’est une étape sûrement très longue à gérer, où les écarts à la fin peuvent être assez monstrueux. »
Dans cette pétole annoncée, la clé de la réussite reposera sur la fraîcheur d’esprit et la gestion de soi, pour tenir la distance sur les quatre jours de mer annoncés. Remplaçant de dernière minute de Yoann Richomme mais déjà parfaitement dans le rythme, Martin Le Pape aborde ce parcours piégeux dans le même état d’esprit que la première étape : sans pression de résultat, et avec l’envie de bien faire. Fort de sa neuvième participation à l'épreuve, le marin sait d’expérience comment se déroulent ces manches de petit temps et l'importance de garder la tête froide.
« Il va falloir être un vieux sage, rester zen, car un coup ça va être les autres, un coup ça va être nous. Il va aussi falloir dormir dans tout ça… La clé d'étape est un peu là : essayer de se reposer au bon moment et rester solide dans la tête, tranquille et serein. »
Heureux de reprendre la mer, « dans des conditions tops, avec une grande lune magnifique et où il fera chaud », et soucieux, aussi, de « prendre du plaisir », Martin Le Pape aborde la suite avec une certaine liberté, mais aussi l’envie de confirmer la bonne dynamique de son début de course !
DÉPART À 16H00
DIRECT À 15H30 : LIEN DU DIRECT