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Le départ de la grande course, dont le parcours de 400 milles a été ramené à 250 miles afin d’éviter la mauvaise météo annoncée dans la nuit de jeudi à vendredi, sera donné ce mercredi à 12h30 depuis Concarneau. Une boucle dans le golfe de Gascogne qui n’en restera pas moins technique, dans des vents soutenus et une mer formée pour 30 heures d’une régate qui s’annonce des plus engagées.

« Avec l’arrivée d’un fort coup de vent dans la nuit de jeudi à vendredi- des rafales à près de 40 nœuds et une mer très formée – je ne peux pas laisser les marins en mer pendant ces conditions. » Yann Eliès, Directeur de Course, est clair : en ce début de saison Figaro Beneteau, l’heure est à la prudence. L’ancien Figariste sait en effet que si « une partie de la flotte est sans doute prête à affronter ce type de météo, (…) une autre partie l’est un peu moins. » Il s’agit en effet de la première course de l’année, la première tout court pour certains « pas encore complètement aguerris au support » où la casse pourrait compromettre la suite de la saison de coureurs aux moyens limités. 

Une décision qui n’est pas pour déplaire à Yoann Richomme, qui a certes affronté les mers du Sud en 60 pieds, mais toujours heureux d’éviter de se « faire brasser de nuit dans 35 noeuds de vent » sur un petit bateau de 10 mètres. « C’est toujours mieux ! » a ainsi lâché le skipper du Figaro Paprec dans un sourire, au moment de larguer les amarres pour une 3e manche qui devrait être enrichissante, moins en termes de stratégie que d’un point de vue « préparation pour le reste de la saison ». « On devrait rester groupés, ce qui va me permettre de travailler les éléments dont j’ai besoin. Notamment sur la vitesse du bateau. »

250 milles et vrai parcours au large

Les premiers seront attendus dès jeudi en fin de journée, après 250 milles qui les auront menés de l’Occidentale de Sein jusqu’à l’île de Groix, via un waypoint virtuel Guy Cotten dans le golfe de Gascogne, avant de revenir à Concarneau.

« Les skippers partiront dans un flux de nord-ouest et il y aura déjà pas mal de mer sur le parcours, avec des vagues de 3 à 4 mètres en approche de Sein, détaille Yann Eliès. Sur la fin du parcours et le bord de portant en direction de Groix, on peut s’attendre à environ 25 nœuds de vent. Il y aura sûrement de belles opportunités de surf pour ceux qui maîtrisent bien leur bateau, même si les manœuvres pourront être plus délicates pour certains. Finalement, ils rencontreront toutes les allures : du près, du portant et du travers. Sur une course d’environ trente heures, ils ne dormiront probablement pas sur l’intégralité de la course. »

Rendez-vous demain pour le résultat final de l’épreuve !