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L’édition 2026 de la Solo Guy Cotten, première course de retrouvailles de Yoann Richomme avec la Classe Figaro Beneteau, s’est achevée ce jeudi. Au terme de 4 jours de confrontation, entre parcours côtiers et grande course de près de 250 milles, le skipper Paprec termine 20e et tire un bilan contrasté d’une reprise difficile, mais un apprentissage nécessaire, en vue de son objectif principal de la saison : la Solitaire du Figaro Paprec.

Trois épreuves, trois formats et trois issues différentes. Après sept ans d’absence, Yoann Richomme effectuait son retour sur le circuit qui l’a révélé, avec beaucoup de prudence et d’humilité. Face à une jeune concurrence affutée et à l’affût, le skipper de Paprec savait qu’il partait avec un certain désavantage, lui qui n’a repris la barre d’un Figaro que tout récemment et n’a pas encore retrouvé tous ses repères et automatismes.

Septième de la première manche lundi, un côtier au large de Concarneau, l’optimisme était pourtant de mise, Yoann terminant « premier des quarantenaires » après un bon départ et un parcours maîtrisé, tant en manoeuvres qu’en vitesses. Mais le scénario des deux autres courses au programme a malheureusement été moins favorable au double vainqueur de la Solitaire, par deux fois gêné sur ses phases de départ et en déficit de « speed » sur les phases de près. Dans une série monotype où fins réglages et parfaite maîtrise de sa monture sont gages de vitesse, le manque d’entraînement en ce début de saison aura donc forcément pesé dans les performances. Yoann finissait ainsi 26e du parcours construit de mardi, et 22e de la grande course, jeudi soir, cueilli par le froid et la pluie de la nuit concarnoise, à moins de 45 minutes du vainqueur.

Reprise de marques et bonnes sensations sous spi

Visiblement déçu, « c’était très dur, avec des conditions de mer compliquées », Yoann Richomme ne se défaisait pourtant pas de son malicieux sourire, devenu emblématique du gaillard aussi charismatique que sympathique. Car il le sait d’expérience : le Figaro est un support exigeant, parfois ingrat, où la pratique fait toute la différence. « Il me manque clairement des repères par rapport aux petits jeunes qui sont sur le circuit depuis quelques années, déclarait-il avant le départ. Ils carburent forts, ça se sent qu’ils sont plus entrainés que moi sur Figaro 3. Il y a une vraie différence de niveau pour le moment avec ceux qui enchainent les saisons sur le circuit mais j’espère bien les rattraper d’ici à la fin de la saison… »

Avec une 20e place au classement général, sur 39 concurrents en solitaire, tout n’est pas à jeter pour le skipper. « Il y a eu un bord de de portant assez sympa, après le waypoint Guy Cotten, raconte-t-il. C’était sympa de redescendre sous spi, j’avançais bien et ça a bien payé jusqu’à Groix. » Revenu à l’arrière du peloton de tête, la « Division 1 » selon lui, Yoann faisait toutefois les frais d’une mauvaise manoeuvre à quelques milles d’en terminer qui, comme toujours en Figaro, lui coûtera cher à l’arrivée. « Ça plombe un peu le moral à la fin » admet-il, préférant toutefois conserver le positif et se concentrer sur ses axes de travail, non sans oublier de saluer la performance des « petits jeunes qui naviguent bien (et) qui vont vite ».

Rendez-vous à La Trinité-sur-Mer pour le Trophée Laura Vergne

Avec la reprise des stages au Pôle Finistère dans un peu plus d’une semaine, le travail sera donc de rigueur d’ici la prochaine course, le Trophée Laura Vergne, que Yoann disputera en double à partir du 29 mars prochain. « La vitesse, sans mystère, ça se travaille sur l’eau en enchaînant les entraînements, même si j’ai déjà solutionné une bonne partie de mes soucis. » Gageons qu’après la remise en route viendra l’heure de la (re)montée en puissance, afin d’arriver le plus aguerri possible sur la ligne de départ du grand rendez-vous de l’année : la Solitaire du Figaro Parec, dès le mois de mai !

LE CLASSEMENT DE LA GRANDE COURSE
 

Le récit de la grande course par Yoann :

« Je me suis fait coincer au départ, j'étais sur la ligne et d’un coup, plus de vent, juste sur moi, pile au moment du départ : impossible de démarrer ! J’ai vu toute la flotte passer, c’était assez douloureux mais je suis resté calme et j'ai réussi à trouver la vitesse derrière et à m'accrocher.

 

 

Il y avait énormément de mer, plus de 4 mètres de houle, les bateaux gîtaient et oscillaient beaucoup. Et ces bateaux perdent la barre lorsque c'est trop chargé donc c’était presque impossible de mettre le pilote, impossible de dormir, quasi impossible de manger… Une magnifique reprise !

Heureusement il y a eu un bord de de portant assez sympa, après le waypoint Guy Cotten, sur le plateau continental, au large. C’était sympa de redescendre sous spi, j’avançais bien et ça a bien payé jusqu’à Groix. J’étais revenu à l’arrière du premier paquet, la « Division 1 », j’étais content, mais je fais une erreur sur le dernier bord. En mettant mon gennak, il se déroule et impossible de le ré-enrouler. J’ai été obligé de l’affaler et je reperds 3 places. Ça plombe un peu le moral à la fin !

Bilan mitigé donc, ce n’était pas non plus si mal, je ne dois pas m’auto-flageller, il y a un très haut niveau chez les petits jeunes qui naviguent bien, qui vont vite… Vivement la prochaine ! »

Excellent départ de Yoann sur la grande course de la Solo Guy Cotten, avant rappel général le 11 mars 2026 © ¬Julien CHampolion - polaRYSE / Paprec Copyrighted For editorial uses only. contact@polaryse.com