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Yoann et Martin se sont élancés ce lundi matin sur le parcours offshore du Trophée Laura Vergne, pour 300 milles en Atlantique, au départ de La Trinité-sur-Mer et via Belle-Île-en-mer. Dans des conditions variées et sur un terrain de jeu en apparence fermé, le skipper du Figaro Paprec voit là une nouvelle opportunité de retrouver ses automatismes. 

Une place de 7 sur le parcours construit et une place de 6 sur le côtier : la première journée du Trophée Laura Vergne, dimanche 29 mars, a donné lieu à de bons premiers résultats pour le duo Richomme-Le Pape après leur stage d’entraînement en double à Port-La-Forêt. « Bonne journée hier, du bon et du moins bon, analysait le skipper ce matin. On a quand même progressé, en vitesse on est plus présents, donc déjà c'est mieux. C’est améliorable on va dire ! »

Passer « un petit cran au-dessus »

Dans « le bon paquet » du début à la fin, l’équipage de Paprec peut en effet nourrir de belles ambitions sur le parcours offshore de 48 heures de l’épreuve, aux côtés de 14 autres binômes engagés. « Les écarts sont vraiment tout petits, le premier sur le côtier doit être deux minutes devant, précise Yoann. Donc on aimerait bien passer un petit cran au-dessus et rentrer des bons scores, mais on va dire que ça viendra ! »

Dans une quinzaine de noeuds et une mer qui se forme progressivement, Yoann et Martin sont parvenus à tirer leur épingle d’entrée de jeu et caracolent depuis le départ dans le trio de tête. « On a passé Hoedic en 2e position, c’est très très cool » s’enthousiasmait Yoann dans une vidéo envoyée du bord. 

Une entame de course très prometteuse, alors que le marin, revenu sur le circuit après 7 ans d’absence, retrouve peu à peu repères et réflexes : « C’est un peu du travail de fond aussi de réussir à retrouver toutes les sensations, j'avoue que ça prend un peu de temps, pour bien faire fonctionner le bateau tout le temps. Surtout sur ces petits parcours comme on a fait hier, les bords sont courts, donc tu n'as pas le temps de te caler, ça envoie direct, il faut être à la bonne vitesse tout de suite, au bon angle, bien réglé. Ça rend la situation plus compliquée, au large ça devrait être un peu plus simple. »

Arrivée dans la nuit de mardi à mercredi

Ensuite, ce sera tout droit, tout schuss, ou presque : « Il n'y aura pas beaucoup d'options, ce sont des bords quasiment tout droit, un peu train-train ». Mais comme le rappelle Martin, en Figaro, « il se passe toujours quelque chose ». Il faudra donc rester alertes et concentrés jusqu’au bout… 

Rendez-vous sur la ligne d’arrivée, dans la nuit de mardi à mercredi !

La cartographie

Le parcours :

300 milles : départ en baie de Quiberon,
Belle-Île à contourner et long bord de spi sur le retour 

Conditions météo :

De 10 à 25 noeuds de vent
Mer formée - 3 à 4 mètres de houle