Martin Le Pape, skipper du Figaro Paprec :
« Je me sens plutôt bien. J'ai hâte d'y aller. On est là depuis mercredi, il est temps qu'on aille naviguer un peu. Je me sens assez serein parce que j'ai bien la météo en tête.
Suite au passage de Wolf Rock, on attaquera le près dans la brise pour environ 48 heures. Cela nous amènera proche de l’Espagne où les conditions deviendront plus calmes en approche de la côte. Il y aura du jeu jusqu'à la fin. Il faudra être concentré, lucide, savoir dormir aussi, pour se reposer et rester frais jusqu’à l'arrivée. »
Yoann Richomme, skipper de l’IMOCA Paprec :
On a atteint notre objectif, on a mis Martin dans de bonnes conditions pour partir. Je pense qu'il est prêt, on était prêt à l'accueillir dans l'équipe et maintenant, on lui souhaite tout le meilleur. Je sais qu'il va se donner à fond, je n'ai aucun doute là-dessus. On lui souhaite que toutes les étoiles soient alignées et qu'il fasse un beau résultat !
L’Oeil de Yoann sur la première étape :
C’est une étape où il y aura beaucoup de près, de navigation face au vent, quasiment tout du long. Des conditions modérées d'abord pour monter jusqu’à Wolf Rock, dans une quinzaine de nœuds, mais déjà un peu de jeu avec un petit front, des nuages dans lesquels il va falloir jouer.
Le gros morceau sera un passage de front entre lundi soir tard et mercredi matin, quasiment 48 heures dans du vent fort, au près, et jusqu’à 3 mètres de houle. Ça va être le moment costaud. Aucune inquiétude dans le fait de passer, il faudra surtout tenir le rythme.
La grosse partie stratégique se situera au moment de l'arrivée en Espagne, avec une dorsale à négocier, une zone de molle qui va croiser leur route et qui va quand même bien compliquer le jeu. Ils auront une porte de passage vers la Corogne, la Direction de course se laissera alors la liberté d’arrêter l’étape à ce moment afin de rallier Vigo directement.
DÉPART À 10H30