Propulsé dans le groupe de tête dès hier après-midi, Martin s'est hissé tout en haut du classement dans la soirée, avant de franchir le sprint intermédiaire ce matin en troisième position. Cette vitesse constante lui a permis d'éviter les pièges de la pétole qui a lourdement sanctionné un tiers de la flotte, reléguant certains à plus de dix milles.
Pour Martin, les yeux rivés sur les nuages et les sautes d'humeur du vent, l'important était de garder le bateau en mouvement et de ne pas perdre le fil de la trajectoire.
Le premier break est fait pour le skipper du Figaro Paprec. Alors que la traversée du golfe de Gascogne s'annonce particulièrement complexe, instable et piégeuse, être installé dans le groupe de tête est un avantage précieux pour la suite de la course.
Martin Le Pape, ce matin :
« Il ne va pas si mal que ça Maître Yoda et finalement, cette nuit, ça a plutôt bien avancé. Je m’attends à une suite un peu plus molle. Je vais essayer de bien anticiper les choses parce que ça peut vite dégénérer. Heureusement que ce n’est pas monté trop fort. On tente de gérer les choses en anticipant, parce que sinon on subit trop. Et puis il faut aussi regarder la trajectoire, parce que le vent change vite dans les orages. Il ne faut pas se perdre et garder la bonne route. »