Il n’est jamais simple de trouver le bon compromis, la bonne voile et la bonne trajectoire dans des conditions aussi légères et instables que celles que rencontre la flotte depuis le départ de Vigo, dimanche. Fin connaisseur de pétole, Martin Le Pape a tout de suite fait partie du groupe de tête qui avait trouvé « la » petite veine de vent qui lui permettait de s’échapper légèrement, et de sécuriser sa position. Mais si les milles ont défilé plus vite que prévu sous les coques, avec plus de 120 nautiques déjà parcourus, les prévisions météorologiques ne vont malheureusement pas en s’améliorant.
La patience restera donc de mise, un oeil dans le rétroviseur pour surveiller la meute de chasseurs plus à l’Est. La force mentale, aussi, au moment où le classement (en distance au but) peut venir jouer les trouble-fêtes. Avec toujours l’enjeu de garer la tête froide et les capacités d’analyse au beau fixe, pour continuer d’exploiter la moindre petite risée sur la route de Pornichet !
Le Directeur de course Yann Chateau ce matin :
« Deux nuits sous le signe de l'orage, deux nuits sous le signe des manœuvres : beaucoup de transitions, de 0 à 40 nœuds, du peeling, du gennak, du spi, des virements…. Quand on leur pose la question, nos marins ne savent même pas combien ils en ont réalisées. Les mains commencent à faire mal. Et ce matin, c'est encore le calme plat.
On devrait avoir un peu de flux d'Ouest dans la journée. J'espère qu'il sera relativement stable et que les marins pourront récupérer de ce début d’étape très, très intense. »
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