Le scénario météo impose une alternance permanente de ralentissements et d'accélérations, divisant la flotte en deux camps stratégiques au Nord et au Sud. Bloqués tour à tour par les calmes blancs sur une mer d'huile et un vent de 3 nœuds, les deux groupes jouent au yoyo sans qu'aucun ne parvienne à faire le break. Positionné dans le groupe du Nord, Martin doit faire preuve d'une concentration maximale pour négocier au mieux ces transitions et maintenir sa place face aux sudistes.
Épuisés et privés de sommeil, les marins font face à la difficulté de se reposer, le moindre assoupissement pouvant coûter cher. Dans cette fin de parcours laborieuse, conserver sa lucidité devient un des clés de la réussite pour Martin.
La direction de course table désormais sur une estimation d'arrivée entre demain après-midi et la nuit de jeudi à vendredi. D'ici là, l'objectif reste de guetter la moindre petite risée pour grappiller de précieux milles sans jamais relâcher la garde.
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